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Introduction
Comment établir une
communication radio, la plus simple possible, entre deux postes
et comment se déroule-t-elle au niveau de l'émetteur et du
récepteur ? Telles seront les questions auxquelles nous
tenterons de répondre.
Nous partirons du principe de fonctionnement de l'appareillage
nécessaire à cette communication pour ensuite aboutir à l'une ou
l'autre réalisation pratique. Nous aborderons le fonctionnement
d'une transmission radio en partant de l'émetteur, en passant
par l'antenne et l'environnement spatial pour ensuite en arriver
au récepteur, tout cela dans le cas le plus simple. Nous nous
placerons dans une situation dans laquelle la liaison radio se
déroulera dans un espace sans perturbation (interférences,
influences géophysiques, etc..) et sans obstacles physiques
apparents (dans le vide).
Ensuite, nous aborderons quelques phénomènes physiques ayant une
certaine influence sur les ondes, des applications de la radio,
des actualisations dues à l'essor technologique et pour
couronner le tout, un historique de la radio.
Qu'est-ce qu'une onde
électromagnétique ?
Les ondes électromagnétiques
sont des mouvements ondulatoires de forme sinusoïdale produits
par un oscillateur. Ces mouvements sont semblables aux ondes
acoustiques ou aux oscillations
harmoniques (vagues) produites à la surface de l'eau
lorsque que qu'une personne y jette un objet (une pierre).
Cependant, les ondes électromagnétiques sont d'une nature et de
propriétés totalement différentes de ces dernières. Leur vitesse
de propagation est bien plus élevée (300'000 km/s) et elles se
propagent en ligne droite dans toute les directions possibles.
Dans la gamme des ondes électroniques se trouvent les rayons
lumineux que nos sens permettent de percevoir, mais aussi bien
d'autres rayonnements différents et invisibles à l'oeil humain.
Nous classons d'une part les rayons à effets biologiques tels
que les ultraviolets (U.V.) et rayons atomiques (rayons X,
alpha, bêta, gamma, etc..), et d'autres par les rayons non
nocifs sur les êtres vivants tels que les infrarouges (I.R.) et
les ondes radios. On les désigne soit par leur
fréquence (en Hertz), soit par leur
longueur d'onde (en mètre). Les
scientifiques répertorient tous les rayonnements électriques
dans le spectre électromagnétique.
Aussi, ces ondes obéissent aux principales lois physiques de la
réfraction, des
interférences et de la
réflexion. En plus, leur
diffraction augmente ave leur
longueur d'onde, ce qui leur permet de mieux contourner des
obstacles.
Lors de cet exposé, nous aborderons plus essentiellement
l'approche des ondes radios. Sur le fameux spectre
électromagnétique, on les situe entre 0.03 Mhz et 300 Ghz ou
d'une longueur d'onde variant de 10 km à 1 mm. On peut y
distinguer:
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Bande |
Fréquences (Mhz) |
Longueurs d'onde
(m) |
| Ondes longues (LW ou GO) |
0,03 à 0,3 |
10'000 à 1000 |
| Ondes moyennes (MW ou PO) |
0,3 à 30 |
1000 à 100 |
| Ondes courtes (SW ou OC) |
3 à 30 |
100 à 10 |
| Très haute fréquences (VHF) |
30 à 300 |
10 à 1 |
| Ultra hautes fréquences (UHF) |
300 à 3000 |
1 à 0,1 |
| Super hautes fréquences (SHF) |
3000 à 30'000 |
0,1 à 0,01 |
| Extra hautes fréquences (EHF) |
30'000 à 300'000 |
0,01 à 0,001 |
Les LW, MW, SW et VHF sont
utilisées notamment pour la radiodiffusion. La télévision, quand
à elle, se situe plus vers les VHF et UHF. Les UHF et SHF sont
aussi utilisées pour les radars. Ces ondes ont presque toutes
comme particularité de passer à travers les obstacles (limitons
nous aux murs), ce qui les différencies des rayons lumineux.
Mais il faut savoir que cette particularité diminue en fonction
de l'accroissement de la fréquence, donc de la diminution de la
longueur d'onde.
L'émetteur
L'émetteur est un dispositif
servant à émettre des ondes sur une fréquence donnée. Il doit
être capable d'associer un signal électrique sur une onde
(porteuse). Grâce à quelques composants électronique et son
antenne, il es ainsi capable d'émettre des ondes
électromagnétiques. Au début, il s'agissait d'un simple
oscillateur qui envoyait des ondes pour la télégraphie; on lui a
ensuite ajouté le son, l'image et enfin des applications
numériques. Au cours de ce chapitre, nous n'aborderons que les
deux premières applications et tenterons d'établir un schéma
électronique de principe d'un émetteur.
La télégraphie sans fil
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Principe et les ondes amorties
L'émetteur, alimenté par une source d'énergie
(électricité), transforme en partie cette énergie en
oscillations dans l'antenne "A". Ainsi, celles-ci
provoquent la naissance d'ondes électromagnétiques se
propageant dans l'espace. L'énergie du rayonnement ainsi
créée peut être en partie captée par l'antenne "a" du
récepteur. On appelle ce phénomène << induction à grande
distance >>. |

figure 1 |
La télégraphie par onde
amortie est le premier stade des émissions radio. La décharge
brusque du condensateur d'un circuit oscillant B crée un courant
alternatif dont l'amplitude décroît très rapidement. La durée
totale de toutes les oscillations d'une étincelle est très
courte vis-à-vis du temps qui s'écoule entre deux étincelles
consécutives. Les appareils utilisant les ondes amorties ont
leur tonalité sonore. L'oreille humaine peut percevoir
distinctement les étincelles dont la fréquence est inférieure à
20'000 Mhz.
Selon le schéma (figure 1), pour produire des
oscillations, on se sert d'un condensateur
composé de deux boules métalliques forment ainsi l'éclateur
E. Une antenne A (soit un long bout de fil ou tige en métal) est
reliée à une des deux boules du condensateur. Au niveau de la
réception, une autre antenne pour capter les ondes. Cependant,
elle doit être en accord avec l'antenne d'émission A, c'est à
dire être en résonance avec elle.
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Détecteurs d'onde
Les détecteurs servent à transformer l'énergie
électrique reçue par l'antenne afin de rendre
perceptibles à nos oreilles les ondes
électromagnétiques.
Il y a plusieurs types de détecteurs.
Le plus ancien est celui de Hertz, plus connu sous le
nom de résonateur de Hertz. Ce résonateur est un fil de
cuivre pourvu d'une coupure dont la largeur se règle au
moyen d'une vis. Après quelques réglages, Hertz, en se
promenant autour d'un émetteur (excitateur),
remarqua l'émission d'étincelles plus ou moins fortes
selon l'endroit qu'il occupait.
Onesti avait également observé que des limailles de fer
placées entre deux électrodes pouvaient présenter une
résistance très importante. Aussi, il avait découvert
que l'orsque l'on faisait passer dans cette limaille la
décharge d'une bobine d'induction, cette résistance
diminuait fortement.
Un peu plus tard, Branly
utilisa cette propriété et découvrit que le changement de
conductivité des tubes à limaille s'opérait aussi quand la
décharge de la bobine s'effectuait à l'extérieur de ceux-ci. Ces
tubes sont appelés radioconducteurs, et ensuite on pris le nom
de cohéreurs.
Deux autres types de détecteurs sont le détecteur
électrolytique et le détecteur à
galène (figure 2), basés sur
les phénomènes de conductivité unilatérale de certains corps.
Cela leur permet de jouer le rôle de redresseur de courant
alternatif. Aujourd'hui, nous parlerons de diode. (cf. Lampe
diode) |

figure 2 |
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Ondes entretenues
Dès 1905, l'effort des spécialistes se porta sur la
réalisation d'ondes continues, surtout pour améliorer la
syntonie. Autrefois, en effet, un poste récepteur
déterminé était influencé pat les ondes émises par un
grand nombre de postes. La réception était brouillée et
la T.S.F. n'aurait jamais pu devenir une invention
pratique si l'on n'avait pas trouvé le moyen de
permettre à un poste de ne recevoir que les signaux qui
lui sont destinés. Avec les ondes entretenues, le
détecteur ne peut être influencé que grâce à un accord
précis. Cet accord est déterminé par un circuit LC (figure
3). L2 et L4
sont des selfs dont A et B sont une partie variable, et
C (C1) le condensateur.
Les ondes entretenues ont permis également l'emploi de
dispositifs récepteurs (hétérodyne, autodyne) qui
accroissent la sensibilité de la réception. Enfin. à
puissance égale, l'amplitude constante des oscillations
entretenues est beaucoup plus petite que l'amplitude
maximale des ondes amorties: d'où diminution des
tensions dans l'antenne et plus grande facilité
d'isolement. Enfin, l'emploi d'ondes entretenues permet
l'émission sur une bande de fréquence minimum. D'où
possibilité de faire sans crainte de brouillage un
maximum d'émissions.
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figure 3 |
Production - Arcs
oscillants et alternateurs HF
Pendant de longues années, l'arc oscillant a permis
d'obtenir pratiquement des ondes entretenues, en convertissant
le courant continu qui l'alimentait en courant alternatif de
haute fréquence (arc de Poulsen). Puis des techniciens
cherchèrent à produire le courant de haute fréquence par les
alternateurs qui servent à créer les courants alternatifs
industriels, mais pour atteindre le fréquence nécessaire, il
fallut adopter des vitesses considérables et des nombres de
pôles très élevés. Dans ces alternateurs, les enroulements de
l'induit et de l'inducteur restent également immobilisés. La
variation de flux est produite par
la rotation d'un fer tournant dont la vitesse peut être sans
inconvénient très élevée.
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Lampe diode
L'invention des lampes ioniques a bouleversé la
T.S.F. en rendant possible la modulation, la réception,
l'amplification, la production d'ondes entretenues de
toute longueur.
En 1907, Lee de Forest avait inventé les
audions. Leur usage se
développa en 1914. Dans une lampe à incandescence (figure
4), une petite plaque de métal est scellée.
Réunissons la plaque au pôle positif d'une batterie de
piles ou d'accumulateurs (60 à 80 volts). Le filament
étant chauffé à l'incandescence au moyen d'une autre
batterie, réunissons les pôles négatifs des deux
batteries en intercalant dans le circuit un
milliampèremètre sensible; l'appareil accuse le passge
d'un courant dans le sens plaque-filament à
l'intérieur de la lampe (courant dû à la suite
d'électrons s'élançant du filament incandescent vers la
plaque). Ce transport d'électrons ne peut avoir lieu que
si la plaque est à une différence de potentiel (DDP)
positive par rapport au filament. La lampe ainsi
constituée joue le rôle de la valve, ne laissant passer
le courant que dans un sens. Si on l'utilise comme
détecteur et si on la réunit à un circuit parcouru par
des courants alternatifs, le courant ne circule que
lorsque la plaque est positive par rapport au filament.
Cette lampe s'appelle une diode quand elle est utilisée
comme détectrice de courants de fréquence élevée, et une
valve quand elle sert à redresser des courants
industriels. C'est en 1904 que J.A. Fleming utilisa la
diode au redressement des courants alternatifs.
En élevant la tension positive appliquée à la plaque, le
courant croît d'abord régulièrement, puis très lentement
et enfin reste constant: il y a saturation. Ce courant
de saturation dépend du courant de chauffage du
filament: il croît très vite en même temps que lui. |

figure 4 |
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La triode
Lee de Forest chercha à agir sur le courant de
plaque par un organe extérieur. Il ajouta une électrode
supplémentaire nommée grille.
Elle est formée soit d'un grillage, soit d'une spirale
placée entre le filament et la plaque (figure 5),
donc sur le trajet des électrons. Sa différence de
potentiel est variable. Nous avons ainsi trois circuits;
le circuit plaque, le circuit grille, le circuit
filament, ayant comme point commun une des extrémités du
filament. Si la grille est négative, le débit des
électrons allant sur la plaque est diminué; le courant
de plaque est ainsi réduit. Si elle est positive, son
action s'ajoute à celle de l'anode et augmente le
courant. Ainsi elle permet de régler le débit de la
plaque.
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figure 5 |
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Emploi d'une lampe comme
oscillateur
Si un ébranlement électrique vient frapper un
circuit oscillant situé, par exemple dans le circuit
plaque, ce dernier oscille et ses oscillations
s'amortissent. Si à l'aide d'un couplage convenable l'on
fait régler par ces variations de courant le potentiel
de la grille de lampe triode, cette grille ouvre et
ferme périodiquement le circuit de plaque qui sera
soumis à des ébranlements périodiques que maintient son
état de vibration. Par ce procédé ou par tout autre
analogue, on obtiendra des oscillations entretenues dont
la fréquence sera celle du circuit oscillant. Il est à
remarquer que l'énergie nécessaire pour maintenir le
système en état d'oscillation est empruntée aux sources
d'alimentation. |

figure 6 |
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Antenne émettrice
Si on remplace le circuit oscillant, qui est un circuit
fermé, par un circuit ouvert appelé antenne et dont la
propriété essentielle est de rayonner, on aura dans
l'espace une émission d'ondes radio-électriques qui
pourront être captée par un récepteur.
D'une façon générale, l'antenne est un conducteur ou un
ensemble de conducteurs métalliques peu résistants,
isolés, à une extrémité, reliés à l'appareil émetteur à
l'autre extrémité, tendus à une hauteur plus ou moins
grande au-dessus du sol.
La distance de transmission dépend de la longueur d'onde
et de la puissance mise en jeu.
Les postes de T.S.F. sont en général appelés à émettre
avec plusieurs longueurs d'ondes différentes. Il faut
donc modifier les dimensions électriques de l'antenne
pour obtenir la longueur d'onde voulue.
Pour augmenter la longueur d'onde d'une antenne, on
ajoute à la base (entre l'antenne et la terre) une
self-induction. Pour
diminuer la longueur d'onde d'une antenne, on intercale
à la base un condensateur. Il existe de nombreuses
formes d'antenne. Les plus utilisées sont les antennes
multiples.
La téléphonie sans fil
Tout comme la téléphonie classique, le but de la
radio téléphonie est de transmettre des signaux sonores,
mais ici par le biais des ondes électromagnétiques. Le
signal acoustique, comme abordé plus haut, est une
vibration qui se transmet de proche en proche d'une
colonne d'air à une autre.
Cette vibration doit être transmise à un microphone pour
être ensuite convertie en un courant électrique variable
continu. De là, à travers divers circuits, ce signal
sera couplé à l'onde radio. A la réception, le signal
sera reconverti le plus fidèlement possible en un son
par le haut-parleur. Cependant, on ne peut joindre un
signal sonore directement à la porteuse; la bande de
fréquences acoustique (20 à 20'000 Hz) ou base fréquence
(HF). En effet, l'oreille humaine est incapable de
percevoir un signal d'une telle fréquence. C'est
pourquoi des chercheurs ont dû trouver des techniques
pour pouvoir coupler le son (BF) à sa porteuse (HF). On
les appelle procédés de modulation du son.
Depuis l'invention de la triode et aujourd'hui du
transistor, on peut opérer assez facilement cette
modulation.
Modulation
Pour transmette du son, l'onde porteuse doit
être modulée au rythme du signal électrique sonore pour
le porter.
Ensuite, le récepteur se chargera de filtrer le signal
électrique BF de l'onde porteuse.
Actuellement, il existe trois principaux types de
modulations de l'onde porteuse ; la modulation de
fréquence (FM), la modulation d'amplitude (AM) et la
modulation de phase.
Nous n'en étudierons que les deux premiers types.
Emetteur AM : théorie
a) Graphique:
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f(x) = (1 +
m sin
Wmt) sin
Wct |
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Wc =
fréquence porteuse (HF)
m = taux de modulation
Wm = fréquence modulante (BF) |
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THF |
Période de la porteuse |
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UHF |
Valeur crête à creux de
la porteuse; c'est la valeur de la
porteuse non modulée. |
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TBF |
Période du signal BF |
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UaF |
Valeur crête à creux du
signal modulant (l'enveloppe du signal
modulé correspond à la forme, à
l'amplitude et à la fréquence du signal
modulant). |
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UHFmax |
Valeur crête à creux
maximale du signal modulé. |
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UHFmin |
Valeur crête à creux
minimale du signal modulé. |
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L'occupation de fréquence ou
bande passante de la AM est de 9 Khz, soit deux
bandes latérales de 4,5 Khz.
A fin de diminuer la bande passante, il faut
diminuer la fréquence de modulation maximale
(4000 Hz en LW et MW), ce qui explique la moins
bonne qualité des transmissions A.M.
Le spectre sonore est en effet réduit à 4000 Hz
maximum contre 20'000 Hz en temps normal.
La deuxième technique consiste à ne transmettre
le signal que sur une bande latérale au
détriment de la robustesse de transmission. Ici,
le rapport signal/bruit déterminera la qualité
de la transmission (SSB).
L'énergie est principalement contenue dans
l'onde porteuse. L'amplitude f(x) des raies
latérales est proportionnelle à l'amplitude du
signal modulant d'origine. L'énergie de celui-ci
est répartie de manière égale dans les deux
bandes latérales.
b) En résumé:
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1 -
La modulation de l'amplitude consiste à
varier l'amplitude de la porteuse HF au
rythme de la modulation BF.
2 -
Ceci se traduit par deux bandes
latérales: l'inférieure (BLI) et la
supérieure (BLS) par rapport à la
porteuse. Ceci est dû grâce au phénomène
d'addition soustraction des deux
fréquences HF et BF.
3 -
L'énergie est répartie également entre
la BLS et la BLI.
4 -
L'information contenue est présente
symétriquement dans la BLI et la BLS.
Sur les récepteurs modernes, les bandes
latérales SSB sont souvent appelées :
USB
pour
la bande supérieure et
LSB
pour
la bande inférieure.
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Schéma de principe d'un
émetteur AM
a) Schéma général
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figure 8 |
Ci-dessus (figure 8),
nous avons le modèle d'un émetteur AM évolué. On y trouve en
premier lieu le circuit VFO (il
s'agit d'un oscillateur permettant de changer la fréquence).
Ce circuit est mélangé (Mélangeur)
avec un oscillateur à fréquence fixe à quartz. La résultante des
fréquences du VFO et du
quartz (soit leur somme ou
leur différence) est filtrée puis amplifiée.
Le dernier étage du poste d'amplificateur est appelé
P.A. ou "Power
Amplifier". Ici, nous pouvons envoyer une onde
porteuse.
Le modulateur intervient à ce
niveau; il va traiter le signal du microphone, l'amplifier et va
attaquer le P.A.
b) Explication plus détaillée du P.A.
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figure 9 |
Le transistor reçoit deux
signaux différents:
- Le signal HF
venant de l'oscillateur
- Le signal BF
venant de l'amplificateur du micro
Les couplages sont réalisés par des transformateurs. La partie
BF (entrée audio) est couplée au
circuit collecteur en série avec l'alimentation Vcc.
Quand aucun son n'est émis, le transistor amplifie normalement
la HF. Un seul signal est présent. Par contre, si vous donnez
une vibration sonore celle-ci est convertie en un signal
électrique continu, il sera alors amplifié et envoyé sur le
collecteur du transistor.
Ce nouveau signal est un courant alternatif qui va soit se
soustraire ou, soit s'ajouter à la différence de potentiel du
collecteur. Celui-ci force la HF à varier au rythme de la
modulation.
Emetteur FM - Théorie
La A.M. a eu jadis ses heures de gloire, mais,
aujourd'hui c'est le tour de la FM. En FM ou modulation de
fréquence, nous allons moduler la fréquence de l'onde au rxthme
du son.
a) Définitions pré-requises
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Si nous appliquons un signal
sinusoïdal modulant à un signal HF, nous constaterons
que la fréquence de l'onde porteuse augmentera durant
une alternance du signal modulant et diminuera durant
l'autre alternance.
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| -
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La variation de fréquence
est proportionnelle à l'amplitude instantanée du signal
modulant BF.
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| -
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L'indice de modulation est
le rapport entre la variation maximum de la fréquence
porteuse et la fréquence modulante BF; Wc / Wm |
b) Graphique
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f(x) = cos (Wct
+ m sin
Wmt) |
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Wc
= fréquence porteuse (HF)
Wm = fréquence modulante (BF)
m = indice de modulation = Wc/Wm
c) L'indice m
La bande passante de la FM, contrairement à la AM
est bien plus grande (parfois 0,5 Mhz) et n'est pas fixe. C'est
pourquoi on lui réservera des gammes en VHF qui sont bien moins
encombrées qu'en LW et MW.
La FM est aussi bien meilleure pour sa qualité
sonore: une onde porteuse FM peut accepter un spectre audio
jusqu'à 15'000 Hz. Ce qui explique le son plus dynamique et
fidèle.
Aussi, la FM a l'énorme avantage de ne pas être
influencée par les perturbations électromagnétique affectant
l'amplitude de l'onde porteuse.
d) En résumé
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La FM
consiste à faire varier la fréquence de l'onde
porteuse au rythme de la modulation BF. |
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Cela se
traduit par la présence de deux bandes latérales
supérieures et inférieures par rapport à la
fréquence porteuse. |
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- |
Le
déplacement de fréquence est proportionnel à
l'amplitude du signal modulant. |
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Pratique: Schéma de principe d'un émetteur FM
a) Schéma général
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figure 11 |
Partons du microphone dont le
signal sera amplifié par le modulateur (jusqu'ici c'est comme
pour l' AM).
Utilisons un oscillateur à quartz oscillant par exemple à 2000
Khz. Ajoutons-y une capacité variable ou diode varicap dont sa
capacité varie en fonction de la tension appliquée aux bornes.
Cette capacité est reliée à l'ampli BF. Dès qu'un son sera émis
via le micro, une tension alternative sera appliquée à ses
bornes. Il se produira comme effet la variation de la capacité
de la diode et ainsi de changer au rythme de la modulation la
fréquence de l'oscillateur (n'oublions pas que la capacité est
partie intégrante à l'oscillateur). Sans aucune modulation, nous
aurons une fréquence de 2000 Khz.
Après cette étape, le signal HF modulé en fréquence doit être
multiplié pour augmenter la fréquence de la porteuse. Pour ce
faire, ce signal passera dans un circuit composé de plusieurs
étages de transistors qui, polarisés pour amplifier non
linéairement, produisent un certain nombre de signaux
harmoniques.
L'harmonique désirée sera récupérée par un circuit accordé sur
le collecteur. Posons le facteur multiplicateur de 50, nous
obtiendrons donc une onde porteuse dont sa fréquence sera égale
à 100'000 Hz = 100 Mhz.
Maintenant, il suffit
d'amplifier le signal pour obtenir un niveau convenable dans le
PA.
Le récepteur
Le récepteur est un dispositif servant
à recevoir les ondes radios et à les convertir en son, ou plus
généralement à séparer le signal électrique BF de l'onde
porteuse. Ce signal électrique est soit du son, des informations
numériques ou autres.
D'ici quelques années (bon nombre d'émetteur analogique ont déjà
disparu) toutes les informations portées publiques seront
numériques.
A suivre..... |
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